La course à l’argent donne-t-elle l’Abondance ?

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Courir après l’argent, tel est l’art de vivre contemporain

La course à l’argent n’est pas une nouveauté, mais elle s’est généralisée et, en même temps, elle s’est emballée. Désormais une évidence s’impose : l’Économie n’est plus au service des individus, ce sont les individus qui sont au service de l’Économie de marché et de l’Économie fiscale, elles en ont fait un « consommateur-assujetti ». Le phénomène se joue à l’échelle mondiale, personne ne peut échapper à l’effet papillon.

Désormais, chaque individu n’est plus seulement obligé de gagner de quoi vivre et faire vivre les siens, on attend de lui qu’il apporte du profit au capital et qu’il paie ses impôts. Dans les faits, c’est plus qu’une attente, c’est une exigence dès lors que le marché du travail est soumis au même impératif de rentabilité que les individus. Les emplois sont créés ou détruits en fonction de leur rentabilité pour le capital, c’est la science des ressources humaines.

Il nous faut le reconnaître l’homme est considéré comme une ressource d’énergies, comme la dynamo du système de production du monde moderne. Il vaut de l’or que s’il rapporte beaucoup, du diplômé de haut niveau occidental aux petites mains enfantines asiatiques il n’y a aucune différence, la rentabilité s’impose comme allant de soi.

Entré dans les mœurs après s’être insinué dans les façons de penser, l’argent oriente plus ou moins inconsciemment nos comportements et influence à notre insu nos rapports avec les autres. Nous pré-supposons la valeur numéraire de nos interlocuteurs en fonction de leur diplôme, nous jaugeons les apparences pour nous rassurer sur le fond monétaire de nos relations. Nous jugeons en permanence de la capacité d’une personne selon ses moyens financiers. Nous nous comparons continuellement aux autres pour nous valoriser ou tout simplement nous rassurer. Une personne devient une moins que rien si elle ne rapporte rien et qu’en plus il faut dépenser pour elle. L’argent s’impose comme la nécessité d’être allant de soi.

L’argent est préjudiciable à tous dès lors qu’il privilégie l’avoir sur l’être

Donner la première place non pas à l’homme mais à l’argent conduit inexorablement certains hommes à perdre leur place parmi les autres hommes. Maintenus en vie un certain temps, ils sont victimes d’un processus d’exclusion discriminante qui les déshumanisent jusqu’à ce que, souvent, leur mort s’en suive.

Disqualifiés de ne rien rapporter et d’être à charge de la collectivité parce qu’ils sont en trop sur le marché du travail ou parce qu’ils sont devenus trop vieux et trop dépendants pour pouvoir vivre alors que leurs économies sont devenues insuffisantes, ceux qui manquent de moyens sont mis sur la touche. Ils y vivotent comme ils peuvent en marge de la société à l’aide de maigres allocations censées leur assurer des moyens convenables d’existence.

Ils manquent alors d’aisance sur le plan comportemental. Ils n’osent plus s’affirmer en même temps qu’on cesse de les reconnaître comme des interlocuteurs dignes d’intérêt. La notion d’êtreté est diluée la personne devient transparente, ignorée de tous.

Le complexe de Midas

On doit à Ernest Borneman, psychanalyste de l’argent, la notion de « complexe de Midas » en référence à la légende classique selon laquelle le roi Midas ayant reçu Dionysos à sa table avait obtenu en remerciement la promesse de celui-ci qu’il exaucerait le vœu qu’il ferait, quel qu’il soit. Malheureusement pour lui, Midas fit le vœu que tout ce qu’il toucherait se transformerait en or et il mourut sur son tas d’or car désormais : « il ne pouvait ni boire ni manger, ni aimer ni se réchauffer, car les aliments, la boisson, les femmes et les vêtements se transformaient à son toucher en or, métal froid et dur » 

Borneman voit dans cette légende l’illustration parfaite du mercantilisme de notre culture et de ses conséquences mortifères. Dans son ouvrage Psychanalyse de l’argent édité pour la première fois en 1973, il rappelle en effet que, hormis les cas pathologiques, « celui qui a assez mangé est rassasié. Celui qui a assez bu n’a plus soif » et que « la satisfaction en matière de désir sexuel connaît également des limites corporelles ». Mais il ajoute cette précision importante : « seule l’envie d’argent est illimitée ». Et en plus, selon lui, elle l’est d’emblée. C’est donc avec une certaine logique, qu’il appelle complexe de Midas « le sédiment psychique de ce phénomène social ».

L’homme moderne ne vaut que par ce qu’il rapporte

Chaque individu est entraîné dans cette course à l’argent. Et, comme pour pouvoir conserver l’illusion rassurante d’être une personne d’une valeur inestimable, il faudrait qu’il ait une fortune elle-même inestimable, sa « soif des richesses » est forcément inextinguible, ce qui donne également raison à Borneman. Complexe de Midas et course à l’argent sont étroitement réunis pour faire le malheur du monde du vivant. Tout devient monnayable, les êtres vivants, la nature, tout devient sujet à dépossession pour être transformé au seul profit du système.

Pour exister aux yeux des autres et pouvoir se procurer les moyens de vivre décemment les gens se plient à ce système, ils rapportent d’abord au capital pour ensuite profiter de leur travail.

L’image de soi passe par les moyens que nous mettons en œuvre pour réaliser notre vie. Dès lors que notre rapport à l’argent se laisse façonner par le système existant, nous déplaçons le curseur de la sacralisation de l’être sur celui de l’avoir. L’universalité grandissante de ce phénomène nous montre l’ampleur des dégâts à venir si nous ne changeons pas rapidement notre relation à l’argent.

Dans cette perspective, au lieu se sentir inutile et/ou pauvre en intériorisant à son insu que c’est une faute que de ne rien rapporter au capital et au fisc et donc un crime que de coûter de l’argent à la société, l’éducation de l’argent, du développement relationnel à l’argent et l’ouverture d’esprit à une autre dimension de sa propre créativité seront les garants d’un monde ou chacun pourra conjuguer sa vie d’abord par le verbe être, puis faire et ensuite avoir.

Les dérives des nouveaux paradigmes

Certes, le principe que chaque être humain est une personne unique en son genre à la valeur totalement inestimable et à respecter coûte que coûte demeure d’actualité dans les discours. Mais en réalité du fait de la survalorisation de l’argent et du pouvoir d’achat, l’individu n’est toujours pas éduqué à son évolution il reste donc une cible. Consommateur, sa vie est « mise à prix », il se trouve réduit à une valeur marchande dont l’opportunité est directement subordonnée à son rapport niveau social-prix !

L’acquisition d’argent devient la seule raison d’être des gens et leur souhait le plus cher rejoint celui de Midas : que tout ce qu’il touche se transforme sinon en or, du moins en argent.

On voit fleurir de nouveaux paradigmes comme la reprogrammation des croyances erronées. L’auto entrepreneuriat dans un marketing effréné. On vous explique que l’argent n’est que de l’énergie et que votre éducation vous a façonnée de travers dans ce que vous pensiez sur l’argent. On glisse d’une réalité vers des vérités dues à l’interprétation qu’encore une fois chacun fait selon ses propres croyances.

Des personnes vous indiquent comment devenir indépendant financièrement et vous montrent finalement comment contracter un crédit pour vous permettre d’acquérir des biens à louer. En réalité peu de gens sont en mesure de prendre de telles responsabilités, tout simplement parce qu’il n’ont pas l’état d’esprit qui va avec.

Toutes les idées fleurissent pour surenchérir cette course de Midas.

Plutôt libérer l’homme grâce à l’argent, anciens paradigmes retrouvés !

Ils existent des lois universelles qui ne sont pas transgressables. L’argent se trouve être un outils comme n’importe lequel sur cette planète, mais cette vérité vous est cachée car temps que vous croirez au système le système vivra.

Vous avez des connaissances millénaires sur les lois universelles qui ont été cachées au milieu des religions et des sectes secrètes. Aujourd’hui grâce à des personnes inspirées et guidées par un cœur aimant, elles ressurgissent en pleine lumière pour nous éduquer et nous faire retrouver le sens de la valeur unique de la vie.

On voit depuis quelques temps surgir l’idée que désormais il est indispensable que vous fassiez une activité que vous aimez. Trouvez votre passion, et vivez-en. Cette information est incomplète et surtout ne vous enseigne pas comment vous y prendre. Je vous livre la voie unique à suivre. Pour cela il vous faut faire un travail de nettoyage de vos croyances sur vous-même. Savoir qui vous êtes relève de la spiritualité. C’est entrer de plein pieds dans une réalité différente de celle que vous connaissez. C’est accueillir et accepter jusqu’à vos plus profondes blessures pour comprendre leur origine et ce qu’elles vous enseignent. Ce que vous devez viser c’est l’ABONDANCE et non l’argent pour l’argent. L’argent, comme dit plus haut, est un outil (et non de l’énergie). La vie est mouvement et l’énergie qui met en mouvement les outils de notre vie sont nos désirs, et nos désirs ont deux canaux d’expression.

1/ le mental

Par nos pensées nous attirons les mêmes pensées et nous créons notre personnalité par nos pensées, notre état d’esprit. Nous souhaitons avoir une promotion, plus d’argent et encore la possibilité d’exprimer nos idées par l’aspect financier. C’est par ici que les gagnants du lotos opèrent et finissent ruiné, car leur personnalité bâtie sur leurs pensées de très basses vibrations ne vont transmettre leur énergie à l’outil argent que pour ce quelles sont.

2/ notre être supérieur ou âme

Par nos ressentis nous pouvons entrer en communication avec cette partie divine en nous qui nous guide sur les meilleurs choix. Ici nos pensées ne prennent pas le dessus, nous nous écoutons intérieurement et avançons vers ce qui est le meilleur pour nous. Ici réside l’Abondance avec sûreté, sans condition et naturellement. L’Abondance est vibration divine. La vibration divine est Amour, plus vous adressez de l’Amour dans votre cœur plus vous vous nourrissez d’Abondance. Vous vous occupez de vos intérêts et attirez à vous plus de ce que vous aimez et votre passion prend naissance et là vous pouvez en faire votre activité principale car vous donner au monde de l’Énergie d’Amour en échange de l’outil argent qui circule alors en véhiculant cette énergie constructive.

Il est temps pour l’humanité de changer de paradigmes, de mettre autre chose derrière l’outil argent. Le seul moyen est de laisser les vieux vêtements en totalité pour se revêtir de l’Unique vêtement de gloire dont il a besoin, celui de la vibration de l’Amour divin.