La crise économique globale de 2008…?

2015 monnaie - 1

 

Bah tiens justement parlons-en !

 

Inside Job de Charles Ferguson à voir en cliquant ici reveilpour ne plus rester endormi.

Grâce au précieux reportage de Charles Ferguson, d’une durée de 1 h 40, on saisie mieux les enjeux et les conséquences de cette crise. Je vous propose un fil rouge dans cet article sous forme d’un résumé pour mieux comprendre la crise financière de 2008, issue de la plus grande escroquerie de tous les temps.

Pour commencer Charles Ferguson nous emmène au début en Islande. Un paysage à vous couper le souffle. De l’eau, des montagnes, et le plat pays. C. Ferguson nous entraine dans ce petit pays où encore hier la démocratie permettait d’y bien vivre avec très peu de chômage et une dette publique inférieure. Une infrastructure sociétale moderne avec le souci de l’équilibre. Mais les banques d’affaires sont arrivées en finançant l’exploitation abusive des ressources énergétiques et le reste du déclin à suivi. Dans le même temps le gouvernement privatise les 3 banques du pays, c’est la crise, les gens ne savent plus joindre les deux bouts. Produit intérieur brut 13 milliards de dollars. Pertes bancaires 100 milliards de dollars. La finance a pris les commandes..; en 5 ans ces banques empruntent 120 milliards dollars !!! 10 fois l’économie du pays. La Pyramide de Ponzi a commencé. (Un système de Ponzi est un montage financier frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants) Les banques d’affaires se sont essayées sur ce petit pays et contents d’eux se sont déployés à plus grande échelle.

Fin 2008 quand ces banques s’effondrent le chômage triple en 6 mois. Aucun islandais n’en sort indemne. L’épargne est perdu, l’économie est vérolée, c’est l’éclatement du système des emprunts sans contrôle.

Wall Street

Haut lieu de la finance. Nous découvrons un monde dans lequel la cocaïne joue un rôle détonnant sur le comportement des traders et autres.

Cela me rappelle le film « LE LOUP DE WALL STREET » effrayant, c’était donc vrai !

D’énormes profits personnels sont dégagés au détriment des citoyens sans aucune création en contre-partie. On joue sur l’achat et la vente en spéculant, c’est rapide et très profitable.

Dans cette enquête/reportage on voit comment les régulateurs des opérations bancaires n’ont rien fait. Politiciens, banquiers d’affaires, assureurs, traders et autres sont rompus au jeu de leurs intérêts communs, l’argent et le pouvoir facile, le citoyen n’a pas de droit au chapitre.

Cette folie galopante est bousculée par les rebondissements de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers et de l’effondrement du plus grand assureur au monde A.I.G. Les bourses « dévissent » la chute est violente. Les gens descendent dans la rue pour demander qu’on leur rende leur argent, sans rien obtenir. Résultat c’est la récession mondiale qui coûtera des dizaines de billions de dollars et fera 30 millions de chômeurs en plus dans le monde, le tout en doublant la dette publique américaine.

L’immobilier américain qui fut la source première de cette bulle financière s’effondre, les gens se retrouvent à la rue. Ce qui arrive n’est pas accidentel, c’est causé par une industrie de la finance en roue libre. Depuis les années 80 la finance américaine aura entraîné plusieurs crises, chaque crise faisant plus de dommages, tandis que ces industriels de l’argent gagnent toujours plus d’actifs.

C. Ferguson nous raconte l’historique de l’industrialisation financière américaine pour bien comprendre le cheminement vers la crise de 2008. On voit comment des personnalités qui travaillaient pour les banques incriminées sont nommées aux places du Trésor Public américain.

La banque Morgan Stanley entre en Bourse en 1992. Cela veut dire quelle a découpé son capital en actions qui peuvent être achetées ou vendues sur le marché boursier. En s’introduisant en bourse la banque commence à s’enrichir. Ainsi, elle explose ses revenus et en quelques années la valeur de ses actions monte, donc son capital, à plusieurs milliards de dollars !

Parallèlement, le Président Donald Reagan nomme comme secrétaire au Trésor Public le PDG de la Banque d’affaires Merill Lynch. Pourquoi ? Pour des réponses évidentes d’intérêt de financement politique. Ces raisons électorales sont le reflet d’un libéralisme à outrance où la crapulerie devient la raison d’État. De fait, une période de 30 ans de dérégulation financière, autrement dit d’aucun contrôle, va permettre à cette industrie d’inventer des produits financiers à haut risque et créer une bulle financière qui explosera définitivement en 2008.

Des centaines de sociétés d’épargne américaine vont jouer avec l’argent des citoyens. Coût 124 milliards de dollars pour payer les dégâts seront facturés aux contribuables et les épargnants seront ruinés. C’est le plus grand vol organisé qui conduira quelques protagonistes en prison.

En 1990 la finance se concentre sur les très grosses entreprises. En 1998 le gouvernement Clinton encourage la fusion de groupe de sociétés. En obtenant une dérogation d’un an, le gouvernement viole la loi Glass-Seagall votée après la grande récession, Citicorp et Travelers fusionnent pour devenir Citigroup la plus grande société financière au monde. Pour légaliser ce processus ils feront voter en 1999 la loi Gram Leach-Bliley http://blogs.u-paris10.fr/content/loi-de-modernisation-des-services-financiers-la-loi-gramm-leach-bliley-du-12-novembre-1999-p le tour est joué !

Les banques grossissent, grossissent…

Mais cela ne suffit pas, les banques trafiquent leur comptabilité, blanchissent de l’argent. Les banques suisses acheminent des fonds pour le nucléaire iranien. D’autres exfiltrent l’argent de la drogue du Mexique, sans parler de tout ce qui n’est pas mis sur la place publique.

Les fraudes de ERON, AIG… relèvent de la haute criminalité. Les extraits des audiences que C. Ferguson nous propose donnent à mesurer le degré des escrocs en place. Leur arrogance, leur prétendue ignorance des faits sont pathétiques.

Depuis la fin de la guerre froide entre américains et russes les ingénieurs mathématiciens et physiciens ont concentré leurs efforts sur les marchés financiers en proposant leurs compétences techniques. Warren Buffett, célèbre homme d’affaires, parle d’armes de destruction massive. Les politiciens, les banquiers et les régulateurs n’ont pas mesuré les risques des nouvelles technologies pour la stabilité du système financier mondial.

Avec les produits dérivés les banquiers parient sur tout

En 2001 avec l’élection de George W. Bush la finance américaine est plus rentable, plus concentrée et plus puissante que jamais. Les leaders de l’industrie financière ont :

5 banques d’affaires : Goldman Sachs/Morgan Stanley/Lehman Brothers/Meryll Lynch/ Bear Stearns

3 sociétés d’assurances : AIG/MBIA/AMBAC

3 agences de notation : Moody’s/Standard & Poor’s/Fitch

Ils sont tous liés par la chaîne de titrisation, système offrant des billions de crédits immobiliers à des investisseurs du monde entier.

Anciennement les propriétaires d’un bien immobilier empruntaient en apportant un capital de départ, s’assurant en cas de coup dur pour couvrir leur remboursement. Ils n’avaient de compte à rendre qu’à leur préteur, la banque.

Dans les années 2000 les prêteurs cèdent leur créances à des banques d’affaires. Ces dernières assurent ces dettes auprès d’assureurs spécialisés. Un montage financier complexe ce met alors en place pour transformer ces valeurs en obligations (CDO) pour être vendues à leur tour à des investisseurs à travers le monde entier. Désormais les personnes endettées remboursent leur emprunt et autres dettes financières à ces investisseurs.

Pour s’assurer d’une bonne cotation boursière, les banquiers payent les agences de notations afin d’obtenir la meilleure note sur leurs produits dérivés et ainsi empochent un maximum d’argent à leur vente.

C’est tellement profitable que les banques accordent des crédits à tour de bras aux personnes qui ont des moyens modestes en contre partie de taux élevés. Ils ne prennent plus la précaution de poser une limite à la capacité de remboursement de l’emprunteur, les subprimes sont nés.

De 2001 à 2007 ce sont des milliards de dollars qui affluent dans le système de titrisation au dépend des prêts frauduleux. Le marché immobilier est dopé, de 30 milliards par an en 10 ans les subprimes sont passées à 600 milliards de dollars. Wall-street explose ses bonus !

Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Les banques s’endettent pour pouvoir emprunter encore plus, oui oui vous avez bien lu.

Ils appellent cela « l’effet levier » la bombe a retardement est amorcée… Pendant ce temps IAG, le 1er assureur au monde vend en masse. En 2005 le chef économiste de l’IMF (International Monetary Fond) met en garde le système financier du risque de catastrophe. Mais l’argent monte à la tête de tous ces mafieux, rien à faire… et là C. Ferguson nous entraîne aux îles Hamptons à 2 heurs de New-York.

On en prend plein les mirettes, Yoth, hélicoptère privé, plages de rêves, Manoire, PentHouse avec jacuzzi, Ranch, Jet privé etc. Ces financiers veulent posséder toujours plus et encore plus. Willem Briter, chef économiste de Citigroup dira « c’était à celui qui pissera le plu loin »

Il y a eu plusieurs mise en garde et notamment celle du Président du FMI D. Stauss-Kan lui-même « la crise qui nous attend est énorme ». Debut 2008 Charles Morris sort son livre sur la crise imminente « Argent facile, flambeurs et grand krach du crédit » un titre à mon sens prémonitoire.

Nous y sommes, les emprunts immobiliers des petits revenus ne peuvent plus être remboursés, un effet en chaîne entraîne la chute des obligations (CDO) les banques se retrouvent avec des centaines de milliards de prêts non remboursés, CDO et biens immobiliers invendables.

En mars 2008 la banque Bear Stearns, à court de liquidités est rachetée pour 2 dollars l’action par la JP Morgan Chase. Vendredi 12 septembre 2008 Lehman Brothers se retrouve sans liquidités à son tour et tout le secteur des banques d’affaires fait naufrage. La stabilité du système financier mondial est menacée. Toutes les valeurs de cette banque sont irrécupérables. Le monde des affaires subit le tsunami. Les effets de commerce dont dépendent nombre de sociétés pour régler les charges et les salaires sont paralysés. C’est la faillite et le chômage pour des millions de personnes à travers le monde. Le système financier est figé. C’est encore le contribuable qui devra mettre la main à la poche pour renflouer ces criminels, 700 millions de dollars seront nécessaires pour faire face.

Le monde entier est affecté, 10 millions de migrants en Asie perdront leur emploi déjà précaire. La globalisation économique est une réalité.

Les leaders financiers dépensent 5 millions de dollars en lobbies politique et autre chaque année.

Alors ceux qui ont détruit leurs entreprises et jeté le monde dans la crise sortent des décombres leur fortune intacte et en toute impunité.

Mais le pire, si j’ose dire, c’est que nous trouvons ces mêmes acteurs conseillers économique, qui sont payés une fortune pour leur prestations de consultant et sont devenus des professeurs en vue dans les meilleures universités américaines. Ils continuent à être consultés en tant qu’experts ! A enseigner aux jeunes générations des méthodes plus que criminelles sous couvert de la légalisation abusive.

De nos jours : il faut le voir pour le croire (il suffit de cliquer sur le lien)

99 % de la population américaine c’est appauvrie, pour la première fois les enfants sont moins instruits car limités dans leur accès aux cursus universitaire par le coût des études faramineux. Le chômage aidant ils gagnent moins d’argent que leur parents.

Le monde entier a tété touché, mais l’argent lui est toujours là, quelque part…

En conclusion je souhaiterais donner mon avis. Cette expérience n’est que le reflet de la malhonnêteté de ces gens qui ont le pouvoir que procure l’argent d’une part et de l’autre de l’ignorance de la bonne gestion économique domestique. Nous, citoyens du monde, nous avons intérêt à développer l’argent locale, à développer nos richesses personnelles pour les offrir au monde avec comme but commun le bien-être de tous. L’argent peut couler à flot à condition qu’il soit issue de la créativité. S’endetter pour obtenir ce que le voisin possède est une erreur majeure. Il est temps de se responsabiliser face à nos besoins et aux moyens que l’on attire à soi pour les combler. Le développement personnel en la matière est un atout indéniable, la conscience de l’argent une instruction devenue une nécessité mondiale.