Monnaies locales ou du futur ?

La monnaie locale se développe à travers le monde avec un vecteur commun, celui du désir de sortir de la précarité.

Fini le temps où la population accepte, résignée, de vivre le dénuement parce qu’elle n’est pas ou plus en mesure de gagner de l’argent. Les communautés relèvent le défi en se servant de leur propre imagination pour définir leur vie. Un exemple qui est de plus en plus suivi sur notre jolie planète, 13 000 d’après les derniers relevés. Ce mode d’échange arrive dans nos sociétés dites plus civilisées, en France on l’appelle l’économie circulaire.

Le taux de chômage en ce début de siècle est exponentiel, la crise de 2008 a été prétexte à augmenter le coût de l’argent et sous le langage faussé des politiques on tend à vouloir nous avertir que la dette nationale va impacter sur notre budget de manière dangereuse, et ce, quelque soit notre pays.

On voit donc bien que l’organisation sociale a besoin de s’émanciper des grands schémas économiques pour créer sa propre richesse.

Cette prise de conscience à vu naître aux quatre coins de la France depuis 2010 ces monnaies locales complémentaires, outils ayant pour vocation à :

  • dynamiser l’économie locale,
  • promouvoir la culture régionale,
  • favoriser le développement durable,
  • retisser les liens sociaux.

Une trentaine sont actuellement en circulation sur le territoire, à l’échelle d’une région, d’un département ou d’une ville.

Bien évidemment il fallait une loi de contrôle, ainsi est née la loi sur l’Economie Sociale et Solidaire dite ESS, qui a été adoptée à la fin du mois de juillet 2014. Puis introduite au sien du code monétaire qui n’allait pas rester sans donner le cadre juridique qui le concerne « chapitre Ier du titre Ier du livre III du code monétaire et financier est complété par une section 4 » .

Comment ça marche ? Le reportage d’ARTE vous lève le voile sur son fonctionnement.

Dans cette courte vidéo le principal est démontré avec le circuit local qui ne coupe pas du circuit ordinaire mais qui, au contraire, permet intelligemment de faire vivre et développer le pouvoir d’achat des habitants d’un secteur géographique donné.

La richesse de la créativité individuelle est valorisée et ainsi les besoins de tous couverts par des services diversifiés.

L’agriculture locale privilégiée permet de réduire tous les coûts inhérents à la production habituelle avec un taux de pollution de 0 %. La revalorisation des terres pour ne plus laisser l’urbanisation galopante détruire notre patrimoine commun devient la ligne de conduite. Nos jeunes apprenant autrement la vie en société deviennent partie active de celle-ci.

La volonté de créer le changement anime les équipes en place.

Bien évidemment tout ne ce fait pas en 1 jour. Il faut d’abord des personnes qui s’engagent dans des valeurs communes et ensuite qui donnent de leur temps pour le profit de tous. Cette forme de coopération n’est possible que lorsqu’on évolue avec un certain état d’esprit. L’honnêteté, la rigueur et la disponibilité sont les clef de cette réussite.

Ces valeurs ne peuvent être véhiculées que dès lors qu’on en fait le choix, soit forcés par la misère, comme au début du reportage, soit inspirés par le vœux d’un monde meilleur, n’est-ce pas singulier ?

Dans nos sociétés riches mais en déclin, nous avons encore le choix de faire ce pas pour reprendre notre pouvoir local, et force est de constater que nous le faisons de plus en plus. Prenons garde toutefois que la législation ne vienne pas encadrer nos nouveaux paradigmes par des limitations qui ne servent pas notre intérêt commun, celui de vivre libre de l’échange de nos richesses.

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